Retour

  • S6- 10 La fabrique du projet

Projet 6

Semestre 6

Groupe 14 - Sylvie Chirat, Emmanuel Choupis [E0611140]

Responsable(s) : Sylvie Chirat, Emmanuel Choupis

Enseignant(s) : Mathieu Chazelle

  • Année : 3
  • Semestre : 6
  • Affilié à un groupe : non

Objectifs pédagogiques

L'enseignement du projet urbain et du projet d'architecture doit préparer les étudiants à un savoir-faire d'analystes de la ville, de concepteurs de formes urbaines, de concepteurs de masses et d'espaces architecturaux. Il doit aussi être pour eux l'occasion d'expérimenter et de définir une attitude et une démarche professionnelle. Par la diversité des acteurs qu'il met en jeu, par la multiplicité des données, des savoirs et des pratiques que le projet mobilise, par la fragmentation -voir l'éclatement- des missions qu'il recouvre, tout projet nécessite, dans la réalité, que les architectes impliqués soient à même de définir leur mission spécifique.

 

De la définition du rôle de l'architecte dans le processus de conception découle le contenu et la forme de l'enseignement du projet. L'architecte n'est plus simplement un 'artiste' chargé de dessiner la forme de la ville ou du bâtiment, non plus qu'un urbaniste chargé de distribuer les fonctions dans l'espace; il devient un expert, engagé socialement et culturellement, chargé par des clients (collectivités publiques, aménageurs, etc.) de définir -en concertation avec d'autres acteurs- des réponses spatiales à un problème complexe. Ces réponses doivent comporter une analyse de l'existant, un projet formel adapté à la réalité du contexte et inséré dans son temps, ainsi qu'une méthodologie sur la manière de gérer, dans la durée, sa réalisation.

Contenu

L’exercice de projet du 2ème semestre de la 3ème année de Licence s’intéresse à l'échelle du territoire à travers la réalisation d'une architecture publique elle-même d'échelle nationale.

 

L'enjeu urbain est à la fois celui de la ville métropole et d'un quartier vivant.

Le site d'implantation, proche de la Seine, en vis à vis de la Bibliothèque Nationale de France, est à la croisée de formidables enjeux et potentialités. C'est un secteur urbain en pleine mutation, à l'articulation du «vieux» XIIIe arrondissement d'avec les quartiers contemporains autour de la Bibliothèque et le long de la Seine. Il est occupé partiellement par une halle industrielle construite au début du XXème siècle par l'ingénieur Eugène Freyssinet, marquante dans l'histoire des techniques du béton.

 

Il s'agit pour les étudiant.e.s d'insérer de manière pertinente une grande structure comme celle du TGI dans un quartier urbain mixte en respectant au mieux les équilibres des espaces publics et des espaces communs : répondre aux contraintes spécifiques d'un équipement exceptionnel (flux et affluence élevés, complexité de fonctionnement, importance et étendue du programme, ... ) tout en assurant une large accessibilité du site, une continuité des parcours urbains, un maintien des usages quotidiens liés à la proximité. Leur faudra-t-il raisonner uniquement sur ce qui reste à bâtir ou leur faudra-t-il repenser ces parcours dans leur globalité ?

 

D'autres thématiques de réflexion peuvent enrichir le projet : par exemple le caractère polyvalent et évolutif des usages, la relation au contexte d'un espace vert, la création d'un véritable système et/ou marqueur sur un territoire

 

Le TGI lui-même est un équipement à rayonnement international et ayant des compétences nationales, mais est aussi et surtout un équipement parisien dont l'ouverture sur la proximité doit être rendu perceptible.

 

Le TGI a une activité d'une envergure exceptionnelle.

Les utilisateurs représentent 3000 personnes avec 1600 magistrats et fonctionnaires de justice et plus de 1000 avocats et huissiers. Les usagers et le public représentent quant à eux 3000 personnes.

La mission est de traiter les affaires civiles et pénales issues du territoire de Paris avec les affaires familiales, immobilières, financières, et le traitement de toutes les affaires pénales.

Ce sont plus de 100 000m2 à organiser comprenant un vaste espace public clos-couvert de 30 000m2 avec la salle des pas perdus et toutes les salles d'audiences civiles et pénales.

Une ville dans la ville. Un espace public dans l'espace public. Un espace commun.

 

Le projet architectural demande aussi à travailler une symbolique forte car il représente une valeur commune à tous : la justice. Les étudiant.e.s auront à conjuguer à la fois une représentation symbolique prégnante et un fonctionnement complexe dans le cadre d'une insertion urbaine aux multiples contraintes. Ils devront être capable d'afficher une ambition architecturale claire, une véritable qualité de projet ainsi qu'une lecture personnelle et sensible pour répondre à toutes ces questions et aboutir à un véritable projet de référence.

Travaux

L’équipement urbain : Un équipement contribuant à la qualification de sa situation urbaine.

Le nouveau Palais de Justice de Paris sur le site de Tolbiac – Halle Freyssinet

Parcelle cernée par le Boulevard Vincent Auriol, les lignes de chemin de fer, la rue du Chevaleret

(les bâtiments sur le boulevard Vincent Auriol disparaissent)

Seuls bâtiments conservés : la barre du Ministère des Finances le long de la rue du Chevaleret et la Halle Freyssinet

 

 

Une problématique urbaine

La création d’un équipement de grande taille (100 000m2) au carrefour de multiples tissus urbains

- côté Seine avec des logements neufs et le monument de la TGB

- côté Treizième avec des logements anciens

- côté ouest avec l’Hôpital de la Pitié Salpétrière

- sur le site avec l’intégration de la Grande Halle de Freyssinet

 

Une problématique programmative

La gestion d’un équipement complexe

- accès et flux différenciés non compatibles (public - justice) (prévenus - gestion bâtiments)

- affichage des hiérarchies du programme (civil - pénal)

- problématique de sécurité

 

Une problématique constructive

- gestion des volumes spécifiques choisis (tours, bâtiments-ponts, etc.)

- intégration des structures de la Halle Freyssinet

 

Une problématique architecturale

La création d’un équipement de grande surface (100 000m2)

- Le tertiaire ou la gestion des linéaires de façades. Le tertiaire est une volumétrie de bureaux représentant les 2 tiers du programme et par petits unité de 15m2 de bureaux donc un linéaire de façade important.

- Le public avec la salle des pas perdus et les salles d'audience ou la création de volumes à fort impact symbolique (expression de la justice et de sa place actuelle dans la société)

- La prison et les scellés ou la gestion des éléments sécuritaire et de leurs flux en parfaite étanchéité de tout le reste du TGI.

L'intégration de la Halle Freyssinet

- Conservation du volume entier ou d'une partie

- Inclusion de la structure existante dans le nouveau projet

 

La création d’un symbole

- une réflexion sur le Justice et son rapport à la société civile avec la mise en forme d’un « Palais de Justice »

- une résolution d’un programme clos conjugué à une intense pratique ouverte au public

Informations supplémentaires

Visite d'au moins 2 TGI : extérieur/intérieur/salle d'audience avec présentation de leurs analyses raisonnées

Présentation de la Halle Freyssinet par Mathieu Chazelle

Correction chaque semaine de chaque étudiant le jour consacré au projet d'architecture le vendredi de 9h30 à 18h30